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Philip Alston, Professeur de Droit à la Faculté de Droit de l’Université de New-York Rapporteur Spécial sur l’extrême pauvreté et les droits

 

 

 

J’ai eu la grande chance de pouvoir assister à la session annuelle de l’IIDH de 1977 et d’être le premier lauréat du Diplôme de l’Institut. Cette session a été une expérience marquante pour moi puisqu’elle m’a permis d’ouvrir mes perspectives en droit et dans la pratique des droits de l’homme, d’être confronté à des universitaires et des praticiens dans ce domaine et de rencontrer des groupes différents de participants. Depuis, j’ai eu le privilège d’enseigner à diverses occasions et j’ai toujours trouvé que ces rencontres étaient des moments enrichissants tant pour les participants que pour les enseignants.

 

Après avoir terminé cette formation, j’ai commencé mon doctorat à l’Université de Berkeley et au début de l’année 1978, Théo van Boven, le directeur inspirant du Programme des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, m’a offert un contrat temporaire. Cela m’a pris sept ans avant que je décide de devenir moi-même universitaire. En 1987, je suis devenu Premier Rapport du Comité des Nations Unies sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels et j’en ai assuré la Présidence pendant huit ans. Durant cette période, le Comité a été le pionnier de nombreuses approches encore utilisées par de nombreux organes conventionnels, comme l’adoption d’observations finales, l’audition des ONG, des jours de discussion générale ou encore l’examen des situations d’Etats qui n’avaient pas présentés de rapport.

 

De 2004 à 2010, j’ai été Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires and j’ai travaillé sur de nombreuses problématiques telles que les assassinats ciblés, les crimes d’honneurs, les obligations en matière de droits de l’homme d’acteurs non étatiques et sur les systèmes d’armes létales automatiques. Depuis 2014, je suis Rapporteur Spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme. Dans ce cadre, je plaide pour qu’une plus grande attention soit apportée, par tous les acteurs des droits de l’homme, aux questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels qui restent souvent écartées de la plupart des débats. Je suis très reconnaissant à l’Institut pour m’avoir offert cet enseignement et ces opportunités.