Elizabeth Salmon Garate, Professeur à l'Université Catholique Pontificale du Pérou

 

La première approche que j’ai eue avec l'Institut International des droits de l'Homme René Cassin (aujourd’hui devenu Fondation) fût lorsque j'ai entendu parler des sessions annuelles d’été. J'étais alors étudiante à la Faculté de droit de l’Université Catholique Pontificale du Pérou, et participer à ce genre d’initiative faisait partie des rêves que je ne pouvais pas réaliser. Quelques années plus tard, j'ai reçu, en tant que professeur et directrice de l'Institut de la Démocratie et les droits de l'Homme de mon Université, l’invitation de participer à la session annuelle en tant qu'enseignante, ce qui a été signe d’une grande joie mais aussi signe de grandes responsabilités.


Au cours des quatre années consécutives que j'ai enseigné, j'ai eu l'opportunité d'en savoir plus sur le travail de la Fondation, sur ses activités délocalisées et sa promotion de la recherche, mais aussi et surtout, sur sa capacité à influencer de façon significative la vocation de nombreux jeunes à travers du monde. Durant ces sessions, j'ai rencontré des personnes de tout âge, venant de différents milieux, avec un parcours professionnel différent, avec leurs propres histoires mais tous ont partagés l’enthousiasme et l’idéal de promouvoir les droits de l’homme aux quatre coins du monde.


Je pense que convoquer, année après année, une telle diversité humaine est le grand bastion de l'IIDH et ce qui fait converger les expériences des enseignants, la gentillesse du personnel exécutif et administratif ainsi que la beauté des environs de Strasbourg avec l'élan et l'énergie des étudiants, qui apprenant certainement les droits de l'homme, mais surtout que la coexistence, le respect et la tolérance sont la véritable pierre angulaire de cet ensemble normatif et moral.