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Régis de Goutte, Premier avocat général honoraire à la Cour de Cassation

 

Tout au long de ma carrière de magistrat et de membre de Comités internationaux, j’ai pu constater l’importance du rôle de l’IIDH au niveau national et international, que ce soit pour l’enseignement, la formation, la diffusion ou la promotion des droits de l’homme :
   -Je l’ai constaté d’abord dans mes fonctions judiciaires, notamment à la Cour d’appel de Paris et à la Cour de Cassation, pendant lesquelles je me suis souvent appuyé sur la documentation de l’IIDH  pour la préparation des formations et conférences sur la Convention européenne des droits de l’homme que j’ai été chargé de donner auprès des magistrats et des étudiants ;
    -Je l’ai constaté aussi au cours des nombreuses années pendant lesquelles j’ai participé régulièrement à des réunions au Conseil de l’Europe, d’une part en qualité de membre du Comité directeur pour les problèmes criminels (CDPC) et du Comité directeur pour les droits de l’homme (CDDH), d’autre part en qualité de magistrat détaché dans les fonctions de directeur adjoint des affaires juridiques du Ministère des affaires étrangères, ce qui m’a amené à présenter la défense de la France dans plusieurs affaires devant la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme . Ces années m’ont donné l’occasion de contacts précieux avec l’IIDH, en particulier avec les Professeurs Jean-François Flauss et Gérard Cohen-Jonathan.
    -J’ai constaté en outre l’importance du rôle de l’IIDH au niveau international pendant mes mandats d’expert au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale, puis à la Commission contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe, ainsi qu’au sein de la Commission française des droits de l’homme, fondée elle aussi par René Cassin. Au cours de ces mandats, j’ai pu mesurer le rayonnement de l’IIDH bien au-delà de la France.
    -Enfin, ce rayonnement de l’IIDH, j’en ai eu encore la preuve en participant à des conférences ou enseignements organisés par l’IIDH et auxquelles ont assisté des étudiants venus de divers pays : tel a été le cas ces dernières années, par exemple, à l’Université Panthéon-Assas à Paris en 2013 et à la Clinique des droits de l’homme de l’IIDH en 2014.


      A la lumière de tous ces constats sur le rôle éminent de l’IIDH, j’ai décidé d’apporter en 2014 mon plein soutien à la création de la nouvelle Fondation «  IIDH-Fondation René Cassin », convaincu que cette Fondation d’utilité publique permettra de poursuivre et d’amplifier la mission fondamentale de l’Institut, assumée depuis son fondateur René Cassin jusqu’à notre cher Président Jean-Paul Costa.