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Session 2019

Louise SEILER - Doctorante - Clinicienne (2ème promotion)

 

Après avoir exercé la profession d’avocat, j’ai décidé de reprendre un cursus universitaire pour me spécialiser en droit de l’Union européenne. Comme tous les praticiens du droit, j’ai été sensibilisée aux systèmes de protection des droits de l’homme. Je souhaitais en maîtriser davantage le fonctionnement et connaître certains aspects auxquels je n’avais pas été confrontée jusqu’à présent. Pour ce faire, je cherchais une formation très axée sur la pratique et les échanges avec des professionnels. C’est cette ouverture que j’ai trouvée au sein de la Clinique des Droits de l’Homme.

En plus d’avoir étoffé mes connaissances théoriques, cette année au sein de la Clinique m’a permis de les appliquer immédiatement et d’être impliquée dans des projets concrets, comme la tierce intervention devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme réalisée par la Clinique dans l’affaire Lambert. Les étudiants disposent d’une grande autonomie et sont encouragés à prendre des initiatives, à proposer des projets qu’ils mènent de bout en bout. Les rencontres avec les intervenants lors des séminaires m’ont notamment fait découvrir le travail de certaines ONG, les exigences et contraintes du greffe de la Cour.

Je suis aujourd’hui doctorante en droit pénal de l’Union européenne et l’expérience dont j’ai pu bénéficier au sein de la Clinique a, par exemple, enrichi mes réflexions sur les rapports entre le droit de l’Union et la Convention européenne des droits de l’homme. Si je devais revenir à la profession d’avocat, je suis persuadée que les compétences acquises, au sujet des procédures contentieuses devant les différents organes de protection des droits de l’homme, me seraient également très profitables. Mais, avant tout, j’ai eu la satisfaction de faire partie d’une équipe dynamique et volontaire, animée par le même désir de promouvoir les droits de l’homme et d’être utile à ceux qui en assurent la protection.