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Session 2019

Rodolfo ARIZA CLERICI, Juge

 

J’exerce actuellement la profession de Juge de Première Instance au Tribunal Pénal de la ville autonome de Buenos Aires. J’ai, tout au long de mon parcours universitaire, étudié les Droits de l’Homme, en particulier leur protection internationale. C’est pour cela que j’ai effectué plusieurs séjours dans des universités européennes et étasuniennes. 

Ce qui m’intéresse tout particulièrement dans le système international des Droits de l’Homme, est le respect des décisions judiciaires par les Etats. En effet, les Etats acceptent de se soumettre à des décisions qui sont généralement déplaisantes pour les gouvernements et les institutions culturelles en place. Les Etats admettent leur responsabilité internationale relative au respect des Droits de l’Homme, en accord avec une sorte de consensus universel concernant le contenu et les objectifs des Droits de l’Homme. 

La session organisée par la Fondation René Cassin à Buenos Aires à éveillé chez moi un intérêt et une attention particulière au regard du thème « Le droit des femmes ». Je salue le choix de ce sujet d’actualité, surtout en Amérique Latine.

Je tiens également à souligner la richesse des échanges avec des universitaires notoires qui nous ont appris à embrasser la complexité du sujet de plusieurs points de vue, afin que nous puissions diffuser, communiquer et promouvoir l’urgence d’un changement culturel et structurel au regard des traitements discriminatoires à l’égard des femmes, faisant l’objet de discriminations et de divers types de violences.

Cette session a été pour moi l’occasion de rencontrer des participants issus de milieux différents : étudiants, procureurs, magistrats, avocats ou militants, venant d’Amérique Latine et d’Europe, et d’être confronté à une diversité d’opinions. Cela m’a également permis de tisser des liens amicaux avec les autres participants, ainsi que d’échanger de façon académique autour d’un but commun : la protection de la dignité humaine.

Bien que les neuf jours de cours aient été intensifs, les discussions, d’un très haut niveau, sur un sujet réellement complexe m’ont enrichi et m’ont donné des connaissances pratiques pour promouvoir le développement des droits de femmes et leur protection spéciale, notamment du point de vue de mon rôle d’opérateur judiciaire.      

Je suis très reconnaissant pour le sérieux et la bonne volonté dont ont fait preuve les organisateurs, les intervenants et les participants, avec qui j’ai pu partager et échanger des idées et des expériences. Cela a sans aucun doute contribué au fait que j’ai pu être lauréat de cette session. Dorénavant, j’espère être à la hauteur des attentes, mais surtout, je souhaite profiter de l’opportunité qui m’est offerte par la Fondation Cassin de participer à la prochaine édition de la session d’été à Strasbourg en 2019. Je vous en suis infiniment reconnaissant.