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Nadia Nahman, doctorante - Clinicienne (Promotion 2014-2016)

 

Mon inscription à la Clinique des Droits de l’Homme de la Fondation René Cassin en partenariat avec l’Université de Strasbourg, participait de la volonté de dynamiser ma formation doctorale par des enseignements pratiques, dispensés par des professionnels et universitaires, dont le regard aiguisé sur des aspects juridiques de nature technique, procédurale et substantielle constituait une réelle plus-value pour mon parcours en droit international des droits de l’homme. Lequel parcours se voyait ainsi doté d’une dimension pratique que la seule consultation quotidienne et solitaire d’ouvrages en bibliothèque n’aurait pu développer de manière efficiente.

L’aspect collégial résultant de l’organisation des cliniciens en groupes de travail distincts, affectés à l’étude de sujets centraux et transversaux, à l’instar de l’euthanasie, de la législation pénale comparée sur le génocide, de l’institution unique du Jurisconsulte, de la protection des données numériques à caractère personnel, pour ne citer que ces thématiques, a largement répondu à mes attentes en termes d’émulation et d’approfondissement des connaissances déjà acquises. Aussi, la diversité de cliniciens issus de corps de métier suivants-professionnels du droit, étudiants, avocats et doctorants, et leur organisation en groupes de travail non hermétiques les uns aux autres, constituent à mon sens la richesse de ce Diplôme d’Université, et j’ai pu en apprécier tout le bénéfice durant ces deux années de formation. Tout comme j’ai pu également apprécier de bénéficier du soutien ponctuel d’anciens cliniciens toujours disposés à répondre à mes questions et à partager l’expérience découlant pour eux de projets matérialisés dans le cadre de la Clinique.

Les intervenants, de différents horizons et de grande expérience, ont contribué à faire de chacun des séminaires dispensés des moments d’échanges intenses et fructueux. En effet, les aspects tant théoriques que pratiques de ce cursus portant sur des questions spécifiques telles que l’élaboration d’une stratégie judiciaire en matière des droits de l’homme, la procédure devant la Cour européenne des droits de l’homme sous la triple perspective de l’avocat, du juge, et du greffe, les grands principes de la profession d’avocat, constituent autant d’exemples révélateurs de la vocation pratique assignée à la Clinique, laquelle est rarement présente du cadre d’une formation universitaire classique.

La mise en place de la Clinique confirme ainsi la vocation éducative de la Fondation pour qui la formation aux droits de l’homme implique non seulement la connaissance des instruments internationaux de protection des droits de l’homme, mais aussi et surtout l’ensemble des outils juridiques enclins à en assurer l’effectivité. Au-delà de la Clinique, les multiples formations de la Fondation René Cassin auxquelles j’ai participé me permettent de le soutenir avec assurance.